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diazépam - Grossesse

  • 7
  • 1 Déc '20

diazépam - Grossesse

ETAT DES CONNAISSANCES
=>Aspect malformatif
Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au diazépam au 1er trimestre de la grossesse sont très nombreuses et rassurantes.
Par ailleurs à ce jour, aucun effet malformatif n’est attribué à l’exposition aux benzodiazépines au 1er trimestre de grossesse.
Des études cas-témoins très anciennes rapportent un faible risque de fentes labio-narinaires et/ou palatines en cas d’exposition aux benzodiazépines au 1er trimestre de grossesse. La qualité méthodologique de ces études ne permet pas de retenir cette association, qui n’est par ailleurs pas retrouvée dans des études de méthodologie plus satisfaisante et sur des effectifs plus conséquents.
=>Aspect foetal
Une diminution des mouvements actifs fœtaux et/ou de la variabilité du rythme cardiaque fœtal a parfois été observée lors de prises d’une benzodiazépine aux 2ème et/ou 3ème trimestres de grossesse, en particulier à fortes doses. Ces signes sont réversibles à l’arrêt ou à la diminution du traitement.
=>Aspect néonatal
Les benzodiazépines utilisées jusqu’à l’accouchement peuvent entraîner chez le nouveau-né deux types d’évènements transitoires qui peuvent se succéder :
Des signes d’imprégnation, tels qu’une hypotonie axiale et des troubles de la succion entraînant une mauvaise prise de poids, en particulier à forte dose. Ces signes sont réversibles, mais peuvent durer de 1 à 3 semaines en fonction de la demi-vie d’élimination plasmatique de chaque benzodiazépine.
Moins fréquemment, un syndrome de sevrage néonatal lors de traitements maternels chroniques, même à faibles doses, poursuivis jusqu’à l’accouchement ou arrêtés brutalement quelques jours avant. Il est caractérisé notamment par une hyperexcitabilité, une agitation et des trémulations néonatales survenant à distance de l’accouchement. Son délai d’apparition dépend de la demi-vie d’élimination plasmatique de la benzodiazépine. Plus celle-ci est longue, plus le délai est important.
=>Aspect neurodéveloppemental
A ce jour, un lien entre une exposition in utero à une benzodiazépine et des troubles du neurodéveloppement chez l’enfant ne peut pas être établi.
Les limites méthodologiques des rares études publiées permettent difficilement de conclure (petits effectifs, peu ou pas d’information sur les périodes d’exposition...), et d’autres facteurs pourraient expliquer un résultat positif, en particulier le rôle propre de la pathologie maternelle.
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EN PRATIQUE

=>En prévision d’une grossesse
Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
Reconsidérer le bien-fondé de la poursuite d’une benzodiazépine dans la perspective d’une grossesse.
Si un anxiolytique est indispensable, cliquez ici.
Si le diazépam présente toutefois un réel avantage, sa poursuite est envisageable, à posologie minimum efficace et pour la durée la plus courte possible.
Rappelons que dans les troubles anxieux généralisés et le trouble panique, on pourra utiliser un antidépresseur.
=>Découverte d’une grossesse pendant le traitement
Ne pas arrêter brutalement le diazépam en raison d’un risque de sevrage maternel.
Rassurer la patiente quant au risque malformatif du diazépam.
Réévaluer le bien-fondé de la poursuite du traitement.
Si une benzodiazépine est indispensable, voir ci-dessous « Traiter une femme enceinte ».
=>Traiter une femme enceinte
Si une benzodiazépine est indispensable, quel que soit le terme de la grossesse on préfèrera l’oxazépam à posologie minimum efficace et pour la durée la plus courte possible. En effet, les données pour cette benzodiazépine sont très nombreuses et rassurantes en cours de grossesse et son profil pharmacologique est préférable pour le fœtus : demi-vie d’élimination courte et absence de métabolites actifs.
Si l’oxazépam ne convient pas ou qu’une benzodiazépine de longue durée d’action est nécessaire, l’utilisation du diazépam est envisageable à posologie minimum efficace et pour la durée la plus courte possible.
Si le diazépam est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né.
Rappelons que dans les troubles anxieux généralisés et le trouble panique, on pourra utiliser un antidépresseur.
Suivi de l’enfant à long terme :
Bien qu’aucun élément inquiétant particulier n’ait été retenu à ce jour avec le diazépam, comme pour tout enfant exposé à un médicament du système nerveux central de façon chronique pendant son développement intra-utérin, de principe, il conviendra d’être attentif à l’évolution de son neurodéveloppement.

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=>diazépam : Interactions médicamenteuses
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